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Points clés à retenir
- Le départ s’étale surtout en octobre-novembre, sans date nationale fixe.
- La migration est partielle : une partie des étourneaux reste l’hiver.
- Les oiseaux vus en hiver peuvent venir du nord et de l’est de l’Europe.
- Une murmuration n’annonce pas un départ imminent.
- Notez date, lieu, direction et taille du groupe pour suivre leur passage.
Quand partent les étourneaux en France ?
La question « quand partent les étourneaux » n’a pas de réponse à date fixe. Les observations se concentrent surtout en octobre et novembre, période durant laquelle on rencontre des étourneaux sur plusieurs côtes européennes, dont la française.
Ce départ ne ressemble pas à un signal national. Il s’étale sur plusieurs semaines et varie selon la météo, la région et l’origine des oiseaux.
Il faut surtout distinguer deux catégories. Les nicheurs locaux, nés ou installés chez vous au printemps, peuvent partir vers le sud. Dans le même temps, des migrateurs venus d’ailleurs traversent ou s’installent dans la région.
Ouvrir l’infographie en grandPourquoi certains étourneaux restent-ils tout l’hiver ?
L’étourneau sansonnet pratique une migration partielle. Dans une même population européenne, une partie des oiseaux migre et une autre reste sur place.
Les populations urbaines et rurales n’ont donc pas le même comportement. Je me garderais bien de promettre qu’une région se vide entièrement, car ce n’est pas ce que montrent les observations.
Voilà pourquoi vous pouvez voir un groupe en janvier sans que ce soit celui de l’été. Les oiseaux de décembre-janvier peuvent venir de très loin. Les données d’hivernage relient des étourneaux observés en France à plusieurs origines nord-européennes.
À quelle période les observe-t-on selon les régions ?
Les calendriers régionaux très précis qui circulent sur certains sites ne sont pas des mesures établies. Je les lis comme des tendances, pas comme une garantie.
L’arrivée d’oiseaux du nord et de l’est de l’Europe change la donne, notamment en Île-de-France et en Bretagne. Dans ces régions, la population visible en hiver peut être plus importante qu’en été.
Un exemple local, daté et situé : le suivi du GEOCA au Cotentin, dans les Côtes-d’Armor, prévoit en 2025 une période d’observation du 6 octobre au 14 novembre. C’est une fenêtre de comptage, pas un calendrier biologique valable pour toute la France.
Où vont les étourneaux migrateurs ?
Les zones d’hivernage attestées se situent en Europe occidentale, dans la péninsule Ibérique et autour de la Méditerranée. Je ne dirais pas que tous vont en Afrique du Nord, car rien ne l’établit.
La destination dépend de la population d’origine. Les vastes zones de reproduction du nord-est de l’Europe sont largement désertées d’octobre à mars, ce qui explique en partie les arrivées chez nous.
L’échelle donne le vertige. On estime entre 28,8 et 52,4 millions de couples nicheurs en Europe, un chiffre qui ne dit pourtant rien du nombre d’oiseaux qui migrent.
Pourquoi se regroupent-ils avant l’hiver ?
À l’automne, les étourneaux se rassemblent en dortoirs collectifs, des lieux où ils passent la nuit en grand nombre. Il faut séparer trois situations : le rassemblement, la halte et le départ migratoire.
- Le rassemblement : les oiseaux se regroupent sur un site, souvent le soir.
- La halte : des migrateurs s’arrêtent quelques jours avant de repartir.
- Le départ : les oiseaux quittent la zone, ce qui ne se voit pas toujours.
Une murmuration ne signifie donc pas que tous les oiseaux vont quitter la France. J’ai vu trop de chantiers rater sur ce point précis : on traite un problème de nuisance au mauvais moment, en croyant que les oiseaux partent, alors qu’ils s’installent.
Quand les étourneaux reviennent-ils ?
Au printemps, les mouvements s’inversent. Les migrateurs retournent vers leurs sites de reproduction, souvent plus au nord ou à l’est.
Les résidents, eux, sont présents toute l’année. On ne peut donc pas parler d’un « retour » pour tous : certains oiseaux n’ont jamais quitté votre quartier.
Comment suivre leur passage près de chez soi ?
Un carnet simple suffit. Pour chaque observation, notez quatre éléments :
- la date ;
- le lieu précis ;
- la direction de vol ;
- la taille approximative du groupe.
Ces notes montrent vite si les oiseaux passent, s’arrêtent ou restent. Elles sont plus fiables qu’un calendrier trouvé en ligne.
Les suivis de migration donnent un bon repère. Au Cotentin, le GEOCA a recensé 335 444 oiseaux migrateurs toutes espèces confondues du 1er septembre au 29 novembre 2024, dont 45 % d’étourneaux sansonnets.
La part varie d’une année à l’autre : 35 % en 2022, 30 % en 2023. Les périodes suivies diffèrent aussi : en 2021, les 21,7 % portaient sur le seul mois d’octobre. Ces chiffres sont locaux et ne se généralisent pas à la France, mais ils rappellent que savoir quand partent les étourneaux demande d’observer chez soi, saison après saison.



