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Points clés à retenir
- Repiquage en godet dès 2-3 vraies feuilles, 3 à 4 semaines après le semis
- Transplantation en pleine terre entre mi-avril et mi-juin selon la région
- Enterrer deux tiers de la tige pour développer les racines adventives
- Poser le tuteur au moment de la plantation, jamais après
- Arroser 2 à 3 fois par semaine après reprise, avec paillage
Qu’est-ce que le repiquage des tomates et pourquoi le faire
Le repiquage des tomates consiste à transférer un jeune plant dans un contenant plus grand, ou directement en pleine terre. Sur le terrain, on voit vite que les jardiniers débutants confondent ce geste avec la transplantation finale au potager. Ce sont pourtant deux étapes distinctes, séparées de plusieurs semaines.
Le repiquage en godet intervient tôt, quand le semis n’a encore que quelques feuilles. La transplantation en pleine terre, elle, ne se fait qu’une fois tout risque de gel écarté. Confondre les deux fait perdre des plants, surtout par temps frais.
Un point technique change tout : quand on enterre une partie de la tige, celle-ci développe des racines adventives. Ce sont des racines qui poussent directement sur la tige enterrée, pas seulement à partir du système racinaire d’origine. Elles renforcent l’ancrage et multiplient les points d’absorption d’eau et de nutriments.
Un conseil qui vaut de l’or : plus le réseau racinaire est dense, plus le plant tient l’été sec et produit de fruits. J’ai vu trop de chantiers de potager rater faute d’avoir soigné cette étape, souvent négligée au profit du choix des variétés.

Quand repiquer ses tomates
Le premier repiquage en godet se fait quand le plant affiche 2 à 3 vraies feuilles, soit 2 à 3 semaines après la germination selon Hornbach. Plusieurs sources jardinage, dont Ceercle, situent ce moment entre 3 et 4 semaines après le semis.
La transplantation définitive au potager, elle, attend que le plant mesure 12 à 15 cm et devienne autonome, d’après Rustica. Certains jardiniers préfèrent patienter 6 à 8 semaines après la germination avant ce passage en pleine terre, selon Pretajardiner.
Le calendrier régional compte plus que la date sur le calendrier des Saints de Glace. En zone méditerranéenne, la transplantation démarre dès la deuxième semaine d’avril. En zone océanique, il vaut mieux attendre fin avril. Sur l’ensemble du territoire, la fenêtre s’étale de mi-avril à mi-juin selon Rustica.
Dans l’Est et en altitude, Alsace, Lorraine, Jura, Massif central, Alpes au-dessus de 500 mètres, la prudence s’impose davantage. Une goutte froide début mai a justifié en 2026 un report jusqu’au 18-20 mai selon Le Tribunal du Net. La tradition fixe même la Saint-Urbain, le 25 mai, comme date de sécurité : des gelées tardives ont encore été observées jusqu’au 20 mai dans la dernière décennie sur ces secteurs.
Matériel et préparation avant le repiquage
Ce n’est pas sorcier, mais il faut s’y prendre dans l’ordre. Pour le repiquage en godet, un contenant de 9×9 cm suffit, rempli d’un terreau riche en humus qui retient l’humidité sans noyer les racines.
Pour la pleine terre, je creuse un trou de 20 à 30 cm de profondeur, apport de compost au fond, puis arrosage copieux avant la mise en place du plant. Cette profondeur correspond à la zone où se développent les racines adventives dans les 30 premiers centimètres du sol, d’après Pleine Vie.
Côté outils, un repiqueur (petite spatule pointue) facilite le démoulage sans abîmer les racines. Petit budget ou gros chantier, la logique reste la même : je pose le tuteur en même temps que le plant, jamais après. Planter le tuteur plus tard risque de trancher les racines en formation.
Comment repiquer les tomates en godet, étape par étape
Pour visualiser le geste, cette vidéo de Jardipartage détaille le démoulage et l’enfouissement du semis en godet.
- Démouler le semis délicatement, en tenant toujours par les feuilles et jamais par la tige, qui est fragile et irremplaçable si elle casse.
- Enfoncer le plant jusqu’aux cotylédons, ces premières petites feuilles rondes, pour stimuler l’émission de racines adventives.
- Tasser légèrement le terreau autour de la tige, sans excès.
- Arroser aussitôt, en pluie fine, pour bien plaquer la terre contre les racines.
Comment repiquer les tomates en pleine terre au potager
L’espacement dépend du type de variété. Une tomate déterminée, à croissance limitée, se plante tous les 45 à 60 cm, soit 2 à 4 plants par m². Une variété indéterminée, qui grimpe toute la saison, réclame 60 à 90 cm, soit 1 à 2 plants par m², d’après Le Parisien.
Avant de planter, je vérifie que le sol atteint 15°C à 10 cm de profondeur, avec des nuits qui restent au-dessus de 10°C. Ce repère, donné par Pleine Vie, évite bien des reprises ratées liées à un sol encore trop froid.
On oublie souvent ce détail, et pourtant la technique d’enterrage profond fait toute la différence. Je retire les feuilles basses et j’enterre deux tiers de la tige, couché ou incliné dans le trou. Ce geste multiplie les racines adventives et donne un plant nettement plus vigoureux à la reprise.
Le tuteur se plante au même moment, jamais après, pour ne pas abîmer les racines fraîchement formées. Le paillage vient tout de suite après, pour limiter l’évaporation et freiner les mauvaises herbes.
Entretenir les tomates après le repiquage
Les premiers jours, j’arrose un peu chaque jour pour accompagner la reprise, sans détremper le sol. Une fois le plant installé, je passe à un rythme de 2 à 3 arrosages par semaine par temps chaud et sec, en m’appuyant sur le paillage, selon Rustica.
Avant la mise en extérieur définitive, un endurcissement progressif du plant élevé sous abri évite le choc thermique. Je le sors quelques heures par jour, en augmentant la durée sur une semaine environ.
La température idéale pour une bonne reprise racinaire se situe entre 15 et 20°C d’après une vidéo spécialisée en jardinage. Un feuillage qui reste vert et une croissance qui reprend sous quelques jours signalent une bonne reprise. À l’inverse, un plant qui flétrit ou jaunit longtemps après la plantation trahit souvent un excès d’eau ou un sol encore trop froid.
Erreurs fréquentes à éviter lors du repiquage
J’ai vu trop de chantiers de potager rater sur ces points précis, souvent évitables.
- Repiquer trop tôt, avant que les vraies feuilles n’apparaissent, ou trop tard, quand les racines ont déjà envahi tout le godet.
- Manipuler le plant par la tige plutôt que par les feuilles : une tige écrasée ne se répare pas, une feuille abîmée repousse.
- Planter trop peu profond, ce qui prive le plant des racines adventives et limite sa résistance à la sécheresse.
- Oublier le tuteur au moment de la plantation, et devoir le planter plus tard au risque de couper les racines.
Sur ce dernier point, je le répète à chaque saison : le tuteurage se pense en même temps que le repiquage des tomates, pas après coup.



